Monsieur le Général Abakar Abdelkerim Daoud, Chef d’État-major général de l’Armée tchadienne,
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Bonsoir à toutes et à tous. Cette année marque le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de Résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste. Le 3 septembre prochain, la Chine organisera à Beijing une grande cérémonie commémorative au cours de laquelle le Président Xi Jinping prononcera un discours important et passera en revue les troupes. Ce soir, permettez-moi de partager avec vous ma réflexion de cette grande victoire.

Premièrement, commémorer cette victoire, c’est pour graver dans la mémoire cette histoire. La Guerre mondiale antifasciste est un affrontement titanesque entre la justice et le mal, entre la lumière et les ténèbres, entre le progrès et la réaction. Elle a touché plus de 80 pays et régions, impliquant près de deux milliards de personnes, causant plus de cent millions de victimes civiles et militaires. L’agression fasciste a infligé des souffrances immenses à l’humanité et causé des ravages sans précédent à la civilisation mondiale. La Chine était le principal théâtre de la Guerre en Extrême-Orient. Le peuple chinois a été le premier à entrer en guerre, a tenu le front le plus longtemps, et consenti les sacrifices les plus lourds. De 1931 à 1945, plus de 35 millions de victimes militaires et civiles, et des pertes économiques directes et indirectes estimées à 600 milliards de dollars. Par sa résistance farouche, la Chine a immobilisé l’essentiel des forces du militarisme japonais, éliminé plus d’un million et demi de soldats ennemis, et joué un rôle décisif dans la défaite du Japon. En outre, elle a soutenu activement les Alliés sur les fronts de l’Europe et du Pacifique, apportant une contribution inoubliable à la victoire finale contre le fascisme et le militarisme.
Deuxièmement, commémorer cette victoire, c’est pour rendre hommage aux martyrs. Aujourd’hui, nous rendons hommage aux martyrs qui ont donné leur vie pour l’indépendance et la liberté de la nation, et nous faisons vivre l’esprit indomptable du peuple chinois forgé dans la guerre de résistance. Nous exprimons également notre profonde gratitude envers toutes les forces antifascistes éprises de paix et de justice qui ont soutenu la Chine durant ce combat, et qui ont contribué de manière significative à la victoire commune. Le Tchad était le premier pays africain à soutenir la France libre. C’est de son sol que la première unité de la France libre prit le départ. Des dizaines de milliers de soldats tchadiens valeureux ont donné leur vie aux champs de bataille antifascistes en Europe. Les peuples chinois et tchadien, chacun sur son propre front, ont combattu avec courage et ténacité, apportant une contribution historique à la victoire mondiale contre le fascisme. Ils partagent à juste titre la gloire immortelle de cette grande victoire.
Troisièmement, commémorer cette victoire, c’est pour chérir la paix. Le système international centré sur l’ONU établi à l’issue de la Guerre constitue la pierre angulaire de la paix et de la stabilité mondiales. Aujourd’hui, le monde connaît une nouvelle phase de turbulences et de transformations. La paix internationale et régionale est confrontée à de graves menaces. Les règles et l’ordre internationaux sont mis à mal, engendrant une incertitude et une instabilité sans précédent. Plus la situation internationale est complexe, plus il est essentiel de défendre l’autorité des Nations Unies, de préserver fermement le système international centré sur l’ONU, l’ordre international basé sur le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales fondées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et de promouvoir la multipolarisation égale et ordonnée et une mondialisation économique ouverte, inclusive et bénéfique pour tous. C’est là la vocation pour préserver les acquis de la victoire antifasciste et le besoin réel pour répondre aux besoins du développement mondial.
Quatrièmement, commémorer cette victoire, c’est pour bâtir l’avenir. Comme l’a dit le Président Xi Jinping, la plus grande force réside dans l’unité. Dans un monde toujours agité, les peuples de différents pays doivent, comme durant la lutte antifascisme, se rassembler sous la bannière de la paix et de la justice, suivre la voie de la paix, du développement et de la coopération gagnant-gagnant, et œuvrer ensemble pour un avenir de paix durable et de prospérité partagée. Je tiens à souligner que le retour de Taïwan à la Chine constitue un élément important des acquis de la Seconde Guerre mondiale et de l’ordre international d’après-guerre, tel qu’énoncé dans des documents juridiques internationaux comme la Déclaration du Caire et la Proclamation de Potsdam. Nous sommes fermement convaincus que la réunification de la Chine est une tendance historique irrésistible. Nous remercions le Tchad pour son attachement au principe d’une seule Chine.
Pour terminer, je formule le souhait que le partenariat stratégique sino-tchadien se renforce sans cesse, que notre coopération mutuellement bénéfique soit toujours plus fructueuse, et que nos deux pays unissent leurs efforts pour contribuer davantage à la paix et au développement dans le monde, ainsi qu’à la justice et à l’équité internationales.